Le jeune poète petit-goâvien a été nominé pour son texte intitulé « Fissures murales » qui a été sélectionné par un jury composé entre autres de Jacques L’heureux, homme de théâtre québécois très connu et Claudine Bertrand, poétesse de renom.
L’édition Maldoror, une édition québécoise, comme à l’accoutumée, donne rendez-vous ce samedi 29 février 2020 pour la grande finale du prix Antidote de Montréal. John Wesley Delva, originaire de la cité soulouquoise, fait partie des finalistes de ce concours pour une seconde fois, ayant été nominé cette année pour son texte intitulé « Fissures murales ». Le gagnant de ce concours recevra un prix symbolique et participera à la coupe du monde de la poésie en France.
Cette nouvelle est tombée quelques semaines après que le jeune petit-goâvien ait été invité au Sénat du Canada à Ottawa pour participer à l’exposition de la littérature afro-canadienne, le mercredi 19 février 2020 à titre de poète. Il a été le plus jeune auteur à participer à cette activité si prestigieuse.
John Wesley Delva a été connu bien avant sur la scène médiatique où il a commencé en intégrant la salle des nouvelles de Tropic fm en 2007. Un an après, il a été embauché par la TELEMAX. Et quatre ans plus tard, il a intégré la radiotélévision Caraïbes (RTVC) où il a travaillé pendant pas moins de cinq ans.
C’est un passionné de la littérature, notamment de la poésie dont il est tombé amoureux en écoutant une anthologie sonore des poètes du vendredi littéraire, une activité littéraire inaugurée en 1994 par le célèbre écrivain haïtien Lionel Trouillot. Il faut préciser également son rendez-vous hebdomadaire presque tous les dimanches après-midi au club des amis de la culture (CDAC), un espace littéraire qui lui a permis de prouver son fameux talent de diseur de bons mots.
En 2014, le jeune écrivain a accouché son rêve en publiant son premier recueil de poèmes intitulé « Des rêves ensanglantés », un recueil qu’il a écrit en faisant allusion au drame du 12 janvier 2010 en Haïti.
Deux ans plus tard, soit en novembre 2016, notre jeune journaliste poète s’est rendu au Canada où il a renoué avec ses habitudes d’écrire.
En 2018, il a publié son deuxième recueil de poèmes qui a pour titre « Des songes pour habiter la nuit ». Un recueil qui a été très bien accueilli en unanimité par la communauté haïtienne à Montréal.
Du même coup, dans la même année, il a été sélectionné parmi les finalistes au concours de poésie Antidote de Montréal par un jury composé de David Goudreault, poète-romancier, Gabrielle Boulianne-Tremblay, comédienne et du récipiendaire de l’année d’avant, Louis Beaulieu pour son texte intitulé « Montréal n’est pas une île rose ».
Refusant de rester silencieux, John Wesley continue de faire couler l’encre de sa plume. Il a publié en septembre 2019 un troisième recueil de poèmes titré « Journal d’un voyageur exilé » dans lequel il raconte l’histoire de son départ d’Haïti et de son arrivée à Montréal.